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Fin de la combustion en 2035 : quel avenir pour l’E85, le GPL et l’essence de synthèse ?

Fin de la combustion en 2035 : quel avenir pour l'E85, le GPL et l'essence de synthèse ?

Après 2035, les carburants alternatifs comme le bioéthanol E85 vont-ils disparaître en même temps que les nouvelles voitures thermiques ?

L’information, tombée mi-juin, se veut sans équivoque : la vente de voitures thermiques neuves en Europe sera interdite à partir de 2035. Les « thermiques » : un spectre qui ratisse très (trop ?) large. En effet, les voitures hybrides et hybrides rechargeables sont également concernées par cette interdiction, quelle que soit la cylindrée de leurs moteurs. Le texte approuvé par les parlementaires européens ne mentionne pas ce qu’on appelle désormais les carburants alternatifs : bioéthanol E85, GPL, essence de synthèse, ou encore hydrogène dans un moteur thermique.

E85, GPL, essence de synthèse, hydrogène : de bons arguments à présenter

Alors que les ventes de voitures électriques s’envolent dans un contexte où l’essence devient de plus en plus chère ! https://t.co/igsHCnWeF1

– AutoPlus (@AutoPlusMag) 20 juin 2022

Pourtant, ces carburants ont de bons arguments à faire valoir. L’E85, par exemple, est, selon l’industrie et de l’aveu même de l’Europe, beaucoup plus respectueux de l’environnement à produire que le sans plomb conventionnel. Issu de l’agriculture maraîchère, il est aussi considéré par certains comme renouvelable. Le GPL est également considéré comme plus respectueux de l’environnement. Enfin, il y a les carburants à l’étude, comme l’essence de synthèse, promue notamment par Porsche, et l’hydrogène utilisé comme carburant dans un moteur thermique, que Toyota envisage actuellement.

Des carburants alternatifs juste pour l’occasion dès 2035 ?

Des carburants qui, sur le papier, permettent déjà aujourd’hui de réduire l’impact écologique des voitures actuellement en circulation, tout en réduisant la facture à la pompe, notamment l’E85 et le GPL. Un argument de poids en ces temps difficiles de crise du prix du carburant. On imagine donc que ces carburants pourraient être développés d’ici 2035. Mais en l’état, ils ne pourront concerner que les véhicules utilisés après cette date. Cette dernière, rappelons-le, ne sera pas interdite après 2035. La conversion progressive du parc automobile vieillissant vers des carburants jugés plus propres pourrait être une voie alternative utilisée par les gouvernements pour minimiser l’impact de la mesure.

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De leur côté, les constructeurs comme Porsche avec son essence de synthèse, et Toyota avec son hydrogène, n’abandonneront guère leur travail. Mais pour continuer à vendre des voitures thermiques après 2035, les constructeurs devront pouvoir prouver qu’elles sont bien “0 émissions”, ce qui est plus facile à dire qu’à faire…

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